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La Société Civile Tunisienne à la réunion du bureau Africain...

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Le bureau Africain chargée de la préparation du sommet, se réunisse à Tunis..

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L' ATIM au Cimads
12-13 juin 2003 à Genéve...

Nouvelle 4
L'avant dernière réunion de préparation 15-18 juillet 2003 au siége de l'UNESCO.

Rôle des associations Tunisiennes dans la Société de l’information

Le concept de la « Société de l’information » date d’il y a plus d’une trentaine d’années, peut être du jour où il en fut mention au Japon dans le cadre d’une étude prospective sur les grandes lignes de la « Société post-industrielle » et sur les programmes scientifiques qu’il fallait mettre en œuvre avant la fin du vingtième siècle, pour que les activités économiques scientifiques et artistiques soient sur un réseau universel d’ordinateurs et qu’une large place soit accordée à la production et la distribution d’une nouvelle ressource et d’un nouveau contenu partageable à l’échelle planétaire.
La société de l’information serait en conséquence l’émergence d’un environnement de Communication à partir des différentes technologies de l’information ; Par le développement des réseaux électroniques et l’abondance des contenus numériques, une multitude de services et d’activités effectuées à distance et par les principaux sens, finirait par changer les mécanismes de la vie dans les différentes sociétés.
§ Ainsi, la télé-éducation prendra la relève sur l’enseignement classique, l’économie immatérielle occupera une place de plus en plus substantielle dans les intrants du produit national et la gouvernance électronique déterminerait le caractère des nouveaux rapports qui s’établiraient entre les partenaires concernés ; en effet par le développement des réseaux interactif, la participation serait plus large et les relations entre l’administration publique et les citoyens ressembleraient de plus en plus à celles qui existent entre l’entreprise et ses clients.
§ Avec le développement de cette nouvelle réalité et par la variété de ses composantes la société civile doit jouer un rôle considérable. Selon la majorité des définitions Cette société est constituée par les organisations non gouvernementales et associations à but non lucratif ainsi que par les corps professionnels à caractère intellectuel et agissant dans les domaines de la production culturelle, éducative ou informative.

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Réparation des rôles entre les partenaires concernées

1) La nature des actions attribuées :

Les programmes de développement des nouvelles technologies de l’Information ont prévu pour l’édification de la société de l’information une redistribution des rôles entre les différents partenaires sociaux. En effet, l’action incombe à la fois à l’Etat, au Secteur public, au Secteur privé, aux Partis qui encadrent la vie politique et au Secteur de la Société Civile, qui a pour vocation essentielle le volontariat et l’action bénévole.
Ainsi les gouvernements doivent élaborer les politiques adéquates, favoriser le développement des réseaux, instaurer les instruments juridiques et assurer le sécurité des transactions.
Le Secteur privé doit gérer l’exploitation des réseaux ainsi que la production du contenu et sa distribution en coopération des différents partenaires.
Dans ce cadre, un rôle majeur est attribué aux organisations de la société civile, pour le développement de nombreux télé-services à caractère social, éducatif ou culturel ( médecine, éducation, formation, transport etc.…). Cela va du plus local tel que l’initiation des ruraux à l’usage élémentaire de l’ordinateur (programme réalisé dans un autobus par l’association tunisienne de la communication ATUCOM au plus large champ universel tel que la promotion du voyage dans l’espace pour tous, unité par l’association américaine fondation-Prize.

En général, le rôle des ONG consistera de plus en plus à :
Consolider l’évolution des secteurs concédés par les pouvoirs publics dans la production des contenus ;
Préparer le citoyen aux perturbations qu’entraîne l’émergence de la société de l’information ;
Promouvoir les mécanismes d’arbitrage et de conciliation pour les nouveaux types de litiges générés par cette nouvelle société ;
Veiller au respect du règlement et de l’éthique définis pour la mise en place des nouveaux télé-services ;
Protéger le droit des consommateurs et de la propriété intellectuelle des
producteurs ;
Faire face aux écueils de l’afflux transfrontières des biens immatériels.

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2) Les niveaux de l’action associative :

Jusqu’ici l’activité des associations passe, impérativement, par les réunions publiques ; elle se situe dans un cadre géographique bien défini et exige beaucoup de temps. Avec le développement des réseaux électroniques (e-mail) et des systèmes de vidéoconférence, l’administration des associations prendra une nouvelle dimension, elle se passera du papier ou de la correspondance classique et exercera un rayonnement, illimité dans le temps ou dans l’espace ; sans se déplacer, les adhérents pourraient communiquer et participer à toutes les décisions.
La restructuration du secteur associatif préconisée de tout bord entraîne inéluctablement un nouveau rôle pour les organisations non gouvernementales :
Au niveau local : Il s’agit notamment d’une action d’assistance à la gestion
Municipale, à la protection de l’environnement, à la mise à niveau général, à la diffusion de la culture numérique, et à la promotion de la diversité linguistique.
Au niveau central : l’action doit porter essentiellement sur la recherche
Scientifique, la réalisation de nouvelles télé-activités socioculturelles, l’organisation du secteur associatif, son regroupement sectoriel, la formation et la connexion des citoyens aux réseaux Internet et Intranet en vue de leur formation et de leur adhésion aux mécanismes de la société de l’information.
Au niveau régional et international : les ONG seraient amenées à prendre
Les relais des organisations intergouvernementales et à compléter leur action. Cependant, elles doivent éviter de succomber à la tentation de porter atteinte à la souveraineté nationale, d’où le besoin d’une politique nationale pour l’édification du secteur de la société civile sur la base de la cohérence, de l’efficacité et de la prudence.

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3- Le Contexte tunisien :

En Tunisie, l’émergence de la société de l’information s’est concrétisé de plus en plus au cours des dix dernières années et s’est traduite par le développement intensif du commerce électronique, la parution des nouveaux télé-servises et le développement de l’administration électronique. Une action tout azimut étant nécessaire à la formation des jeunes aux nouvelles technologies de la communication, et la mise à niveau générale des différentes composantes sociales. La mise à niveau intégral choisie comme moyen de réaliser le progrès commande en effet aux associations d’œuvrer en vue d’élargir la prise de conscience face aux nouveaux défis pour que leur action associative soit à la fois un soutien et un complément à l’action de l’Etat.
En effet, si l’Etat assume la mission du développement dans ses dimensions les plus larges ; les associations, en fonction de leurs domaines de spécialisation et de leurs activités ont pris à leur charge l’organisation des secteurs d’intérêt de leurs adhérents, en enracinant en ces derniers l’amour de la bonne action et l’abnégation.
Depuis 1995, les représentants des associations actives dans les domaines de l’informatique et de la communication ne cessent de pousser la réflexion et de promouvoir les programmes de recherche et de formation à ce sujet. En effets c’est au secteur associatif tunisien qu’est revenu l’honneur d’organiser la première réunion africaine sur les promesses et les défis de la société de l’information (Mars 1995).

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II- Préparation du Sommet mondial sur la société de l’information

1- Objectifs du Sommet :

Sur proposition de la Tunisie, la communauté internationale a décidé en 1998 d’appeler à la tenue d’un Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) auquel participeraient tous les pays en développement et toutes les forces vives, notamment les organisations de la société civile et les institutions d’investissement du secteur privé, afin que toutes les sociétés puissent tirer profit du progrès escompté.
En réponse à cette ambition internationale, la Tunisie et la Suisse ont exprimé qu’elles étaient prêtes à accueillir le Sommet Mondial prévu. Vu l’importance des enjeux, les organisations internationales spécialisées et les partenaires internationaux concernés ont convenu que le Sommet devrait se tenir en deux phases : Une première phase à Genève en 2003, dont l’objectif sera d’identifier les principaux choix stratégiques ; Et une seconde phase à Tunis en 2005, dont l’objectif sera de mettre en place les bases de la coopération internationale requise en vue de promouvoir ce secteur sensible tout au long du XXIème siècle. Les préparatifs se mirent aussitôt en branle au niveau des instances internationales concernées, mais également au niveau des groupes régionaux, avec en première ligne le groupe africain. Ainsi, une conférence régionale a été tenue à Bamako(Mali) vers la fin mai 2002, avec la participation d’un millier de participants représentant les différents secteurs, dont un nombre appréciable de dirigeants d’associations et d’organisations non gouvernementales. Les réunions préliminaires et les conférences régionales se poursuivent jusqu'à présent, la dernière en date fùt celle du Caire qui a réuni (16/18/2003) les représentants de la sous région arabe, et a abouti à de pertinente recommandations.
Parallèlement, la réflexion à l’échelle internationale s’est déclenchée à Genève a partir de la première semaine du mois de juillet 2002 dans le cadre du premier Comite préparatoire (Prepcom1). La réunion a abordé la question de la mise en place des mécanismes du Sommet Mondial (WSIS), ainsi que les critères d’accréditation des organisations de la société civile concernées.
De leur côté, les organisations spécialisées de la société civile ont commencé dés le début de l’année 2002 à mettre au point leur vision et à explorer les domaines d’intérêt au niveau desquels elles pourraient agir. Ainsi, les représentants de plus d’une centaine d’associations et d’organisations non gouvernementales se sont réunis au siège de l’UNESCO à intervalles réguliers et ont participé à des ateliers de travail spécialisés couvrant l’ensemble des dimensions politiques, économiques, culturelles et législatives.
Quant aux sujet qui seront débattus lors du sommet mondial, ils sont aussi multiples que variés et couvriront les divers secteurs de l’information et de la communication, avec un intérêt particulier pour les réseaux de diffusion et, plus particulièrement, pour le contenu de la production du savoir qui sera mis à disponibilité par ces réseaux.

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2- Contribution des ONG :

Avec l’organisation de la première Conférence régionale préparatoire au Sommet, l’Afrique a apporté une innovation majeure en créant les conditions d’un véritable dialogue dans les conférences internationales et en lançant un nouveau type de partenariat entre les représentants des gouvernements, des entreprises privées et de la société civile. Convaincu des conclusions auxquelles ont abouti les participants à la Conférence de Bamako, les ONG tunisiennes concernées ont souhaité contribuer efficacement à la pose des jalons autour desquels les pays en développement entendent participer pleinement par une contribution originale à l’édification de la société de l’information et bénéficier en retour, des nouvelles potentialités qu’offrent les technologies de communication ; les représentants des ONG tunisiennes ont réaffirmé en même temps que :
La société de l’information doit répondre aux intérêts de toutes les nations
avec une attention toute particulière aux besoins et aspirations des populations les plus démunies ;
La communication, fondement de l’existence de tout individu et de toute
Société doit être gérée de manière à assurer un développement juste, équilibré et harmonieux de l’ensemble de la communauté mondiale ;
Tous les partenaires représentant les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé- (notamment les petites et moyennes entreprises) sont concernés par le développement des communications et doivent être pleinement associées aux décisions concernant leur développement tant au plan local, national que régional et international ;
Le droit à l’expression doit permettre à tout citoyen d’accéder librement aux informations constituant le patrimoine de l’humanité diffusée sur tous les supports, y compris les nouveaux supports multimédias ;
Le développement des logiciels « libres » tant en termes de matériel, que de formation des utilisateurs, permet de généraliser l’usage du numérique à moindre coût ;
La mise en œuvre de stratégies d’investissement et de financement par l’aide à la création de contenus et la démocratisation des accès avec un effort tout particulier pour les femmes et les jeunes ;
La promotion du plurilinguisme et le maintien de la diversité culturelle comme moteur des processus de développement de contenus à usages locaux et internationaux ;
La pleine participation des acteurs de la société civile et du secteur privé dans toutes les instances de décisions au niveau local, national, régional et international, touchant au développement de la société de l’information à travers la consolidation de nouvelles formes de partenariat fondées sur la complémentarité entre les différentes catégories d’acteurs ;
Le renforcement de la coopération à travers le développement d’un contenu,
adapté aux besoins locaux et la mise en réseau de pratique enrichissante, pour constituer une base de connaissance et favoriser la promotion de la formation dans toutes ses formes.
Le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et administratives sur le plan local national, régional et international pour assurer une meilleure complémentarité de toutes les initiatives dans le développement de la société de l’information et la participation de citoyen au développement de la démocratie.
L’instauration de débats démocratiques sur les nouvelles dispositions
institutionnelles et réglementaires devant définir les enjeux sociaux culturels, économiques, techniques et éthiques des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
La prise de conscience que la réduction de la fracture numérique passe
Obligatoirement par le développement d’infrastructure des télécommunications adaptées aux besoins des populations et des citoyens et les moins favorisées.

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3- Les priorités selon les associations :

Pour arriver à cette fin, les ONG Tunisiennes considèrent qu’il est nécessaire de donner la priorité à certains thèmes dans les travaux du sommet de Genève et de Tunis. Parmi ces thèmes, on peut citer :
La nécessité de faire l’état des lieux sur le potentiel des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les différents pays.
La réponse aux besoins en infostructure dans les pays en développement (ressources humaines et financement).
La protection de la diversité culturelle qui touche à des sujets divers et qui débouche sur le dialogue des civilisations ;
L’enseignement, l’éducation et la formation pour tous et à tous les âges ;
Le développement des applications spéciales en faveur de l’homme et de son environnement ;
La gouvernance électronique et son adéquation avec les libertés publiques;
Le renforcement du rôle des ONG dans l’édification de la société de l’information et la contribution de ce secteur au développement de l’économie solidaires et de la culture numérique.
Une liste de sous thèmes doit venir sous tendre cette vaste gamme de préoccupations. Tous les sujets ne peuvent pas être traités en même temps ou au cours de la première étape ; certaines conclusions ne pourraient pas être tirées avant une étude exhaustive ou analyse complémentaire ; c’est pourquoi il faut penser, comme l’avaient proposé les participants à la consultation des ONG à Bamako, à l’utilisation du temps qui sépare les deux étapes du Sommet pour poursuivre la réflexion, à travers les études (nouvelles inventions, découvertes, exploration spatiale etc.…) ou les conférences sectorielles. (ONG, Secteur privé, Femmes etc..)
(Nous suggérons pour réflexion à cet effet le tableau suivant).

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CONCLUSION :

Le souhait que tous les pays contribuent pleinement au processus préparatoire des deux phases du SMSI, (Genève 2003 et Tunis 2005) pour aboutir à l’adoption :
D’une déclaration de principe qui définit l’engagement universel à l’édification de la société de l’information sur la base de la paix, de l’équité et de la justice.
D’un plan d’action pour le développement d’infrastructure et de contenus adaptés aux besoins des populations et des citoyens dans les pays en développements avec une attention particulière aux pays les moins avancés (PMA).
D’une charte mondiale de solidarité numérique pour assurer la réalisation de programme dans les conditions idéales.
De programmes régionaux traduisant concrètement les aspirations des différents pays et particulièrement ceux en développement.

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